Hindianie

VOYAGES SOLIDAIRES EN INDE

HINDIANIE ET L’AYURVEDA

Hindianie a réalisé 2 séjours Ayurvédiques au Kerala, en 2014 et 2015. Cette médecine très ancienne est d’une efficacité redoutable. Durant toute la durée de la cure vous séjournerez dans le centre en bordure de mer.

S’engager dans une cure n’est pas anodin, les contraintes sont multiples (prises de «potions», les massages, les repas et le yoga matinal sont à prendre au sérieux). Ce genre de «séjour» est loin de l’idée de vacances balnéaires mais le résultat est spectaculaire.

Ayurveda, la voie de l'harmonie

L'Ayurveda, ou «savoir (veda) de longévité (ayur)», est la médecine traditionnelle indienne, attribuée à Dhanvantari et consignée dans l'Atharva Veda. Elle est la somme des observations de la nature, des plantes et des animaux, des troubles qui affectent le corps et l'esprit, et des effets des différents remèdes. Avec l'introduction du système allopathique occidental au XIXe s., elle a connu un réel déclin en Inde, sauf dans le Sud où elle fait toujours partie intégrante de la vie quotidienne. Dans les campagnes du Kerala, elle a ses praticiens qui connaissent les pouvoirs médicinaux des épices et cultivent dans leur jardin une «pharmacie de secours», faite de gingembre et de casse. L’Arya Vaidya Sala, hôpital ayurvédique caritatif fondé en 1902 à Kottakkal, près de Calicut, a largement contribué au maintien et à l'application de cette médecine.

Une théorie des correspondances

Traditionnellement transmis et enseigné par les Namputiris, brahmanes malayalis, ceux-là même qui ont reçu la terre du Kerala de Parasurama, cet ensemble de connaissances, compilé voici plus de 2 000 ans, repose sur des bases philosophiques. Le corps humain, comme tout ce qui fait partie de l'univers, est composé de la combinaison en proportions variées des cinq éléments. Ainsi, la terre correspond aux parties solides du corps, tandis que le vide habite tous ses organes creux, l'eau, ou phlegme, est présente dans tous ses liquides, humeurs et sécrétions, le feu est la bile, le vent, le souffle vital. L'action de ces trois derniers éléments, en particulier, contribue au maintien de l'organisme. La maladie survient dès que l'activité de l'un d'eux se trouve perturbée : elle affecte à son tour les autres constituants organiques, le déséquilibre des uns entraînant le déséquilibre des autres. D'où l'autre nom donné à ces trois principes vitaux, tridosa, les «trois troubles».

Du rôle des aliments

La consistance, l'arôme, la couleur et surtout la saveur des aliments contribuent à l'équilibre de l'organisme.

Appelées rasa, les six saveurs indiennes ajoutent, à notre gamme du doux-salé-acide-amer, le piquant, prêté par exemple au gingembre ou aux feuilles de moutarde, et l'astringent, telle la pulpe de mangue verte, qui produit une légère crispation dans la bouche. Elles-mêmes sont des combinaisons des cinq éléments. Ainsi l'amer et l'astringent, associant tous deux le vent, apaisent un excès d'élément eau dans l'organisme, comme chez les sujets léthargiques. Combinés au sucré, qui, lui, contient l'élément eau, ils combattent plutôt l'excès de feu, manifesté par une transpiration abondante. La terre et l'eau dominent dans le sucré, saveur de prédilection selon l'Ayurveda, car il passe pour favoriser la longévité. D'après cette physiologie du goût, le corps, au moment de manger, agit comme un laboratoire et la digestion opère une alchimie avec les propriétés des aliments.

La médecine ayurvédique emploie les herbes administrées sous une dizaine de formes, dont le bain et le massage.

Une naturopathie

Herbes séchées et réduites en poudre, pommades à absorber enrobées de miel, décoctions ou infusions tirées des sucs d'herbes fraîches, mélanges de poudre et de sirop, pilules de simples écrasés et mélangés à du ghee, herbes fermentées, huiles essentielles... les plantes constituent une grande partie des remèdes ayurvédiques. Les sels nutritifs naturels qu'elles contiennent facilitent le système digestif purifient le sang et neutralisent l'excès d'acides accumulés dans le corps. Les plantes peuvent encore réguler la présence de sucre et la circulation sanguine, fortifier ou agir comme antiseptiques.

Outre la prescription des régimes alimentaires, l'Ayurveda puise dans la nature d'autres remèdes lorsque l'harmonie est rompue. En la matière, le Kerala est un inépuisable jardin médicinal.

Une attraction touristique...

Jusqu'au milieu des années 1990, il n'était guère question d'Ayurveda dans les ouvrages consacrés à l'Inde du Sud. De nos jours, il motive 30 % des séjours touristiques au Kerala. L'antique médecine se vend en packages de rajeunissement, longévité, amaigrissement ou simplement bien-être, très courus en ces temps de surmenage et d'épuisement.

LA MEILLEURE PERIODE POUR SUIVRE UNE CURE DE 15 ou 21 JOURS : JUILLET et AOUT, époque de la mousson, néanmoins le programme de traitement ayurvédique est réalisable toute l’année.

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